Article de Guilhem Carbon pour l’Echo de la Creuse

Une cérémonie toute empreinte de gravité, s’est déroulée samedi matin au Theil, sur la commune de Saint-Martin-Sainte-Catherine.
En présence de Jean-Michel Pamies, maire de la commune, d’une partie de son conseil municipal et de Claude Guerrier, Conseiller régional, délégué au handicap et maire de Saint-Sulpice-le-Guérétois, la nouvelle plaque signalétique identifiant le carrefour Gabriel Péri (à la jonction des routes de Saint-Léonard-de-Noblat - Saint-Martin-Sainte-Catherine et Sauviat-sur-Vige) a été dévoilée.
Cette plaque, en mémoire à Gabriel Péri (1902 - 1941) journaliste, homme politique et résistant, a enfin retrouvé sa place après avoir été supprimée par erreur il y a quelques mois. Les habitants du Theil y tenaient et c’est principalement sous la pression de Fernand Danse, que l’erreur a été réparée.
Jean-Michel Pamies prononcera quelques mots se réjouissant de ce retour à la normale, avant de laisser la parole à Claude Guerrier, qui dressera le portrait de ce résistant, fusillé par les soldats nazis, le 15 Décembre 1941, au Mont Valérien, avec 91 camarades de combat.
“Cette réinstallation de la plaque à sa mémoire est le résultat d’une volonté populaire locale qui désire perpétuer sa mémoire car son combat est aussi le nôtre, aujourd’hui !”, dira t-il. Adhérant dès l’âge de 15 ans, en 1917, aux jeunesses socialistes, puis en 1920 à la IIIème Internationale Communiste, Gabriel Péri n’a que 20 ans quand il dirige la Fédération Nationale des Jeunesses Communistes et 22 ans quand il prend en charge la rubrique internationale de l’Humanité. Farouche opposant aux régimes fascistes et nazi, il est élu député d’Argenteuil en 1932 ; il prend la défense de la jeune République Espagnole et dénonce avec virulence les abandons du pacte de Munich. Entré dans la clandestinité après l’interdiction du PCF et de l’Humanité, il poursuivra son activité au sein de la rédaction de l’Humanité clandestine jusqu’à son arrestation le 18 Mai 1941.
“Cette volonté locale de réinstallation de cette plaque, témoigne que la flamme de la résistance n’est pas éteinte, que le souffle des gens ordinaires, du peuple, notre souffle, peut la raviver”, ajoutera t-il pour terminer.
Trois enfants de l’école liront ensuite de concert, un poème de Paul Eluard, travaillé en classe avec leur institutrice.
Tout le monde s’est ensuite retrouvé chez Fernand Danse autour du pot de l’amitié.
Guilhem Carbon
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